ORIGINE DES SOURCES THERMOMINERALES DANS LE MASSIF CENTRALE

Au cœur des volcans, les sources chaudes et froides émergent de fractures ouvertes qui se prolongent vers la surface. Ainsi, en Auvergne, les eaux de Vichy, Châtelguyon, Royat et St Nectaire sortent sur les failles des bordures de bassins sédimentaires tels que Limagne ; les eaux de la Borboule et du Mont Dore suivent les failles bordières d la caldéra de Haute-Dordogne dans le massif volcanique des Monts Dore.

 

La vallée de St Nectaire compte environ une cinquantaine de sources tièdes et chaudes (53°).

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ORIGINE DES BAINS ET THERMES ROMAINS

 

Appréciées du peuple romain, les bains et les thermes faisaient partie de a vie quotidienne. La pratique des bains suivait un parcours rituel. Dans le vestiaires, ou apodyterium, il fallait se dévêtir  puis, nu ou ceint d’un linge noué autour de la taille, on entrait s’asseoir dans la salle tiède , appelée tepidarium ; salle dont la température était de 25 à 30°C avec un taux d’hygrométrie de 20 à 40 % permettait de commencer à transpirer. Si l’établissement en était pourvu, on pouvait continuer dans des salles encore plus chaudes, soit à chaleur sèche, soit à chaleur humide, pour terminer dans le caldarium ; salle où régnait une température de 55°C pour une hygrométrie de 80%.

 

Dans cette pièce, les baigneurs pouvaient aller et venir entre deux extrêmes : soit s’asperger d’eau et se frotter le corps dans une des deux grandes baignoires d’eau chaude maintenue à 40°C, soit s’approcher d’une vasque où coulait en permanence de l’eau froide.

 

Pour finir, soit on revenait dans la salle tiède, soit, sans transition on passait dans le frigidarium pour plonger et nager dans une piscine d’eau fraîche.

 

Ainsi le passage de salle en salle plus ou moins chaude procurait au corps les bienfaits et les plaisirs nécessaires à sa propreté , à son hygiène et sa bonne santé.